Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vital KAMERHE : Accusé de détournements de fonds et corruption, il écope de 20 ans de prison. Il a fait appel.

Le Président Félix Tshisekedi perd ainsi son principal allié dans sa coalition avec Kabila.

  Vital Kamerhé, ci-dessus, clame son innocence

Il ne sera resté au pouvoir qu'une seule année. Puis, c'est la chute. Une chute depuis la stratosphère pour Vital Kamerhé, tout puissant Directeur de cabinet du Président Félix Tshisekedi depuis 2019, ancien Président de l'Assemblée Nationale du Congo RDC. Personne n’aurait imaginé ce scénario. Aussi vite. Aussi lamentable et humiliant.

Kamerhé, est un habile tacticien passé de Président de l’Assemblée nationale de la RDC entre 2006 et 2009, très proche alors de Joseph Kabila (il fut le Secrétaire général du parti PPRD qu'ils avaient cofondé en 2002 et son directeur de campagne aux présidentielles de 2006) à opposant irréductible à son ancien mentor, après une démission fracassante de la présidence de l'Assemblée nationale en 2009 et la création en 2010 de son propre parti, l’Union pour la Nation congolaise (Unc). Puis à nouveau allié au même Kabila dans d’un attelage plutôt bancal, la coalition FCC-CACH, regroupant le Front Commun pour le Congo, FCC de Kabila fils et Cap pour le Changement, une union improvisée de l’Udps de la famille Tshisekedi dont Kamerhé fut par ailleurs adhérent sous Mobutu, et l’Unc-Kamerhé). Une coalition hétéroclite qui aura gouverné ce grand pays africain jusqu'au mois de novembre 2020, date du divorce.

Aussi la fin de spectacle offerte aux Kinois ce mercredi 08 avril 2020 vers 18 h 00 aura été la surprise du chef… Le spectacle commence par l'arrivée d’un digne Directeur de cabinet du Président, en strict costume bleu foncé qui descend d'un prestigieux 4x4 Mercedes Classe G noir aux vitres teintées et entre chez le Procureur de Kinshasa en homme libre. Six heures plus tard, à sa sortie c'est un homme hagard, désemparé, encadré par des policiers qui est conduit en prison comme un vulgaire malfaiteur, devant son épouse en larmes.

Manipulation ? Vengeance des équipes de "l'ancien régime" visant à fragiliser le partenaire CACH dans la coalition FCC-CACH ? Mystère total...

Pourtant le super Directeur de cabinet était considéré comme le Second personnage de la République (on l'appelait d'ailleurs le Deuxième Président) et le principal allié politique du Chef de l’Etat en place depuis janvier 2019.

Voilà Vital Kamerhé, le tout-puissant Directeur de cabinet du Président Félix Tshisekedi, arrêté puis incarceré dans la tristement célèbre prison centrale de Makala à Kinshasa. Sa demande de mise en liberté a été refusée à plusieurs reprises : les samedi 11 et le mardi 14 avril. Cette prison n’avait pas hébergé de personnage aussi prestigieux depuis l’ère coloniale.

Qu’est ce qui est reproché à Vital Kamerhe ?

Depuis des mois les bruits couraient dans la capitale, faisant allusion à des ... possibles malversations sur les fonds publics alors que le Président Félix Thisekedi avait fait de la lutte contre ce fléau le point d' orgue de sa gouvernance. A qui voulait l’entendre, il répétait dans des longues interviews à la presse locale et lors de voyages à l’étranger que cette bataille sera l’un des points focaux de son régime : en finir avec la corruption et les détournements d'argent public au Congo. Les soupçons sur Vital Kamerhé concernaient l’exécution trop lente et opaque du fameux "Programme des 100 jours" du nouveau Président de la République.

Ce Programme portait au total sur un budget conséquent de 497 millions de dollars (un peu moins de 300 milliards F Cfa) pour ces infrastructures dont manque cruellement la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa. Mais, il était ficelé à cette époque de battement où la formation du nouveau gouvernement se faisait attendre,  freinée essentiellement par le Président sortant Joseph Kabila dont le camp est sorti vainqueur aux législatives et sénatoriales. Kabila était (et reste) maître du jeu et exigeait pour son camp (le FCC) le poste de Premier Ministre et des portefeuilles de souveraineté. La formation du gouvernement a donc pris donc plus de 08 mois.

Dans ce climat de flottement, beaucoup de ministres du gouvernement sortant qui expédient les affaires courantes raclent les fonds de tiroirs et détournent allègrement les restes de caisse (en fait plusieurs millions de dollars d'argent public). Ils volent et pillent les véhicules de service, les ordinateurs de bureaux, les meubles des logements de fonction, etc… Face à cette situation délétère, pas question de leur confier la gestion de ce gros budget de près de 500 millions de dollars. La confiance règnait !

Ce sera donc le directeur de cabinet du nouveau Président, Vital Kamerhé soi-même, nommé le 25 janvier 2019 qui se chargera de gérer ce "Programme des 100 Jours" et son gros budget, superviser la passation des marchés publics, l'ordonnancement des dépenses et les décaissements portant sur ces travaux jugés plutôt urgents.

1 - Sous sa supervision donc des marchés sont signés et parmi ceux-ci deux contrats attribués à un homme d’affaires libanais plutôt controversé, Samih Jammal Fadl, qui a prospéré sous Joseph K., le fils Kabila qui avait succédé à son père. L'adjudicataire a emporté deux gros marchés pour un montant total de plus de 114 millions de dollars (près de 65 milliards F. CFA) au profit de ses deux petites sociétés, Samibo-Congo et Husmal Sarl, dont l'objet commercial est bizarrement identique : le commerce général. 

Ces contrats ont été signés de gré à gré avec la Présidence congolaise sous la conduite de Kamerhé qui a demandé expressément le 20 juin 2019 à la Direction des Marchés publics l'exception de gré à gré généralement réservée aux marchés spéciaux de la Défense nationale au motif qu'il... s'agit de logements pour les militaires et les policiers. Les deux sociétés de M. Jammal dont personne n'a jamais vu la moindre réalisation concrète s'engagent à construire 4 500 maisons en préfabriqués dans cinq provinces : des logements pour la population civile, mais surtout pour les militaires et les policiers pour une facture de 57.600.000 dollars US, (soit 35 milliards F. Cfa) comprenant 1500 logements sociaux taxés à 19 000 dollars pièce (11,5 millions F. Cfa) (soit le double du prix sous la précédente gouvernance Kabila !) - dans le volet Habitat du Programme d’urgence de 100 Jours.

Cette passation de marchés peu orthodoxe comme on le voit, intrigue les observateurs de la société civile, d'autant plus que - on s'aperçoit rapidement - que les deux sociétés de Samih Jammal Fadl sont toutes de création très récente. La première, Samibo-Congo, date du mois d'août 2018, tandis que la seconde, Husmal Sarl au capital social de 9 000 dollars Us seulement, a finalisé le processus de sa création le 25 avril 2019. Elles ont pour unique gérant la même personne, le fondateur Samih Jammal lui-même, âgé de... 82 ans !

Les gens s'en émeuvent. Et trouvent ces contrats trop importants, trop "juteux" pour être signés de gré à gré. En même temps les prix sont jugés exorbitants : 19 000 dollars la maison en préfabriqué. Last but not least ils sont attribués à deux (petites) entreprises seulement. Pas plus.

 

2 - Toujours dans le cadre du Programme des " 100 Jours " le Projet des auto-ponts, les « sauts-de-moutons », à construire pour désembouteiller Kinshasa. 25 millions de dollars (15 milliards F.cfa) sont alloués à la seule construction de ces ponts routiers. Mais rapidement, le budget explose et passe à 46 millions (28   milliards F. Cfa). Sur les ondes, l’ancien ministre de la Presse et de l’Information Vital Kamerhe (en 2003), sûr de lui, répond que les travaux du Programme des «100 jours » sont réalisés à 70% et se poursuivent dans d’excellentes conditions, les commentaires malveillants ne visant naturellement qu’à le calomnier, à ternir son image et le détourner de ses hautes missions. Tout va très bien, donc.

Mais sur le terrain, les habitants ne voient qu’armatures brinquebalantes, travaux inachevés ou pas du tout démarrés. Les soupçons de détournement ou de malversations se renforcent.

Auparavant la disparition des 15 millions

3 - Ces rumeurs, interrogations et insinuations malsaines sur la réalisation "effective" et sans surfacturations des travaux du nouveau régime tombent au mauvais moment. Même si les Congolais sont plutôt vaccinés depuis des lustres contre les fréquentes acrobaties et détournements de fonds dont les hommes politiques de leur pays se sont fait une une spécialité (depuis Mobutu). En effet peu avant les soupçons sur les travaux des "100 Jours", une importante somme d'argent,; 15 millions de dollars que l'Etat destinait initialement à la compensation des compagnies de distribution de produits pétroliers dont les prix avaient été gelés", s'était volatilisée dans une banque privée. Disparus les 15 millions de dollars dont on avait fait qu'un bouchée! Et le nom de ... Vital Kamerhé, le grand Directeur du Cabinet présidentiel, y a été associé. Il faut dire que cet ancien enseignant, brillant voire flamboyant, né en 1959 à Bukavu, qui parle couramment les cinq langues nationales de son pays (Lingala, Tshiluba, Kikongo et Swahili et Français) plus l'Anglais, diplômé en Economie de l'Université de Kinshasa en 1987, a toujours été un personnage, disons ... controversé mais ambitieux, décidé à arriver au sommet.

L'affaire des 15 millions a démarré fin 2019. Un an après l'arrivée au pouvoir des deux alliés, le Président Tshisekedi et son directeur de cabinet Kamerhé. Ce montant de 15 millions de dollars (environ 9 milliards F Cfa) qui devait revenir dans les caisses de l’Etat se fait la malle après avoir été placée sur un compte dans une banque privée. Le Directeur du Cabinet présidentiel fait suspendre les deux enquêtes ordonnées par l’Inspection générale des Finances sur cette affaire. Pourtant il est rapidement mis sur la sellette. Il nie simplement la disparition des 15 millions et dénonce « une cabale politique ». La Présidence de la République minimise les faits et parle d’une simple « affaire de rétro-commissions ».

Depuis le malaise s’est installé dans la société civile et des doutes sérieux s'accentuent quant à sa gestion intègre des milliards de la Présidence. Aussi, quand plus tard, les rumeurs sur d'importants retards et la mauvaise exécution concernant les travaux d'auto-ponts et surtout la construction des maisons préfabriquées enflent particulièrement début février 2020, une mission d'inspection est diligentée par l'Etat. Pourtant elle est conduite par le Directeur de Cabinet du Chef de l’État Vital Kamerhé, lui-même, accompagné du Vice-Premier ministre en charge de la justice, Célestin Tunda ya Kasende, du Vice-Premier ministre en charge du Budget, J.-B. Mayo (par ailleurs Secrétaire Général de l’Unc, très proche de Vital Kamerhé), sur les lieux, au camp militaire Tshatshi où sont construits les logements des soldats.  

Après celle-ci, le responsable du Budget déclare : “ ... M. Samih Jammal nous a remis toute la documentation et nous allons analyser en profondeur avec le ministère de l’Urbanisme et Habitat. Ensuite le rapport sera fait au Conseil des ministres.

Lequel Conseil des ministres va ordonner, peu après, l’ouverture d’une instruction judiciaire sur tous les travaux du Programme d'urgence du Président de la République Félix Tshisekedi. C'est à la suite de cette enquête que Samih Jammal, patron des entreprises Samibo-Congo Sarl et Husmal Sarl est arrêté lundi 25 février 2020 pour la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete.

L’homme d’affaires qui est Président des Libanais du Congo n’arrivera pas à justifier les sommes de plusieurs millions de dollars américains perçues par ses deux petites sociétés pour la construction de ces maisons préfabriquées destinées aux populations civiles de cinq provinces du pays ainsi qu’aux militaires et policiers. Le coût total prévu du volet Habitat était de 57,6 millions de dollars. De ce coût total, un premier acompte libéré était de 17,35 millions de dollars (plus de 11 milliards F. Cfa), conformément au plan de décaissement du contrat. C’est l’utilisation d'une partie de cette somme que Samih Jamal Fadl n’a pas pu à justifier. Rétro-commissions, vous pensez ?

Bien plus, on apprend qu'il aurait refusé de donner des informations importantes à son interrogatoire. Par contre il avait réussi avant à faire sortir sur ce magot d'importantes sommes en devises avec la complicité de deux cadres de la Rawbank, le directeur d'origine belge Thierry Taeymans et une de ses collaboratrices congolaise Pamela Kabakele, amie, semble-t-il, de Madame Amida Shaturépouse de Vital Kamerhé. Les deux collaborteurs de la Rawbank avaient été également arrêtés et le directeur a perdu son poste.

On observe que Samih Jammal avait participé à plusieurs projets similaires à l’époque de Joseph Kabila. Mais en plus on sait maintenant que cet homme traîne un bon casier judiciaire ! Il serait cité par le Centre américain de Recherche “the Investigative Project on Terrorism” pour " financement du terrorisme ". Son nom est également avancé dans des opérations frauduleuses de plusieurs millions de dollars comportant des préparations pour bébés et blanchiment d’argent aux USA et au Liban. En 2005, il a été effectivement condamné pour des crimes par la United States District Court of Arizona (USA) et poursuivi notamment pour violation de titre " et plusieurs " crimes économiques ".

Avant Samih Jammal, le patron de SAFRICAS CONGO, David Blattner, avait été interpellé à Kinshasa toujours dans le cadre des enquêtes ouvertes sur la gestion des fonds débloqués par le Trésor Public concernant le même Programme des 100 Jours. « Les enquêtes continuent, nous n’en sommes qu’au début, l’état de droit doit se consolider dans notre pays. On ne peut pas avoir développement et démocratie là où les gens ne respectent pas les textes », nous a assuré un proche de l'enquête

 

Toujours est-il qu'après l'arrestation des chefs d'entreprises et du banquier dont certains ont été remis en liberté, le Procureur avait donné rendez-vous à Monsieur le Directeur du Cabinet présidentiel , Vital Kamerhé en son propre cabinet au Palais de Justice pour le 08 avril 2020, Il s’y rend en compagnie de deux avocats, un volumineux dossier sous le bras. Il n’est pas revenu de ce rendez-vous judiciaire. Depuis il a séjourné dans une cellule de Makala, avant d'en sortir pour son hospitalisation.

Le Président congolais, qui a fait de la lutte contre la corruption la priorité de son programme, se tient aux abonnés absents, après l'arrestation de son principal collaborateur et principal allié politique. Il faut dire que dans le parti présidentiel, l’UDPS - partenaire de l’UNC de Vital Kamerhe - un vent de fronde se levait peu à peu contre l’exigeant ami un peu trop gourmand (?), vent qui aurait, dit-on, à sa tête son président intérimaire Jean-Marc Kabund, un des Vice-Présidents de l’Assemblée nationale.

 

Le Président Félix Tshisekedi et son partenaire Vital Kamerhé (à G)
savourant la victoire aux présidentielles de décembre 2018
De cette scabreuse affaire, le Président de la République sort quelque peu affaibli dans la coalition FCC-CACH avec Joseph Kabila. En même temps il est le vrai gagnant...

Félix-Antoine Tshisekedi perd donc son principal allié. C'est grave, face au sphynx Joseph Kabila qui attend dans son antre. Celui-ci n’a jamais fait le serment de renoncer, à 49 ans, à un retour triomphal au Palais de la N'Sélé et la constitution actuelle n'interdit pas un troisième mandat si celui-ci n’est pas consécutifs aux deux premiers.

Par contre, pour l’actuel locataire du Palais, trouver des nouveaux alliés de poids va s'avérer particulièrement coriace, notamment au sein de l’opposition représentée par la coalition Lamuka que Félix Tshisekedi et Kamerhé avaient quitté précipitamment en 2018, juste avant les présidentielles qu’ils ont fini par … emporter avec la surprenante bienveillance de Joseph Kabila. Cette étrange coalition Kabila-Tshisekedi n’a cependant pas fini de livrer ses secrets. Toujours est-il que, aussi bien pour l'actuelle majorité parlementaire kabiliste (Sénat et Assemblée nationale) que pour l'opposition anti-kabiliste conduite notamment par le groupe Lamuka et quelques leaders isolés, l'affaiblissement du Président de la République ne peut que renforcer  leurs positions. Celui-ci réussira-t-il néanmoins à sauver la coalition avec une Unc décapitée, sans Vital Kamerhé ? D'un côté comme de l'autre, on n'a pas vraiment le choix. De sa cellule, M. Kamerhé a joué l'apaisement auprès des membres de son parti Unc qui dénonçaient la cabale, le lynchage et le lâchage politiques.

Néanmoins Félix Tshisekedi gagne gros sur un point : l’estime de ses concitoyens et de la puissance dans ce combat titanesque contre le pillage des ressources financières  et les richesses de la Nation congolaise. Ainsi, il fait bien comprendre aux uns et aux autres que personne, absolument personne, s’il faute, n’est et ne sera à l’abri de la Justice et ni ne pourra se prévaloir de ses relations politiques ou personnelles avec lui. Cette bataille, non seulement a fait remonter de manière exponentielle sa côte de popularité au moment où l'opinion commence à s'interroger sur la concordance entre son discours progressiste et sa gouvernance effective, mais encore va aussi bétonner sa place dans l'échiquier politique du pays. Surtout s'il fait bouger la Justice pour qu'elle soulève le couvercle et se saisisse des dossiers chauds enfouis concernant la gouvernance précédente de M. Joseph Kabila et ses nombreux affidés dont on dit que les fortunes sont relativement conséquentes.

Depuis le 23 août 2020, le prisonnier Vital Kamerhé qui n'est plus Directeur de Cabinet du Président Félix Tshisekedi, a quitté Makala en bénéficiant d'une évacuation sanitaire. Selon les médecins de la clinique kinoise qui l'ont examiné, il souffrirait de "cardiopathie hyperactive", due à sa tabagie : c'est un grand fumeur depuis une trentaine d'années. Il souffre également de " palpitations non tolérées..." Donc une personne à risques face à la pandémie Covid-19. Mais on dit aussi que le Président aurait favorisé cette évacuation devant l'état de santé de son ami et collaborateur qui se dégradait de plus en plus. Le lieu où il est soigné est tenu secret.

Article rédigé par Noël N. NGABISSIO, avec la collaboration de notre correspondant en RDC.

Offres d'EmploiNous recherchons des correspondants Afrique : à Kinshasa et Lubumbashi, Brazzaville, Libreville, Yaoundé et Douala, Abidjan, Dakar. Contacts : Afrique Horizon Mag 7, rue de Fleurus 5190 Goussainville (Région Parisienne). Adresse Mail : afrique.horizon21@gmail.com - Tél: +33 9 72 52 39 51 et +33 7 58 40 26 20

 

Vous avez aimé cet article ? Merci de souscrire un abonnement Spécial- solidarity de 70 euros/an et 4 euros/6 mois à "Afrique Horizon Mag". La version papier du journal est disponible sur demande. Nos salaires sont payés par vos abonnements et insertions publicitaires. Contactez-nous à notre adresse postale ou mail. 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :